Le gaspillage alimentaire (Synthèse C1)

 

Thématique B2-C1: Le gaspillage alimentaire





Synthèse des documents



Document I.



La France veut réduire le gaspillage alimentaire de 50% d'ici 2025

Dans un contexte marqué par la pandémie mondiale et le changement climatique, l’enjeu d’une réduction drastique des pertes et gaspillage alimentaires est plus que jamais une priorité. À l’heure actuelle subsiste un gaspillage alimentaire inacceptable au regard de l’augmentation de la population en condition de précarité alimentaire et de la nécessité d’atteindre la neutralité carbone. Il est estimé que 14% des aliments produits sont perdus entre la récolte et la commercialisation, et que 17% de la production alimentaire mondiale totale est gaspillée. En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentaient en 2016, 10 millions de tonnes de produits par an. Ce gaspillage est source d’un prélèvement inutile des ressources naturelles, mais aussi d’émissions de gaz à effet de serre évitables.

La création d’une Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 29 septembre, marque la volonté d’une prise de conscience généralisée et la nécessité d’engager des actions concrètes à toutes les échelles pour y remédier.


Ce webinaire a permis de fédérer et réunir les parties prenantes de la lutte contre le gaspillage alimentaire autour de cet objectif commun. À l’instar du mouvement de lutte contre le gaspillage Too Good To Go qui a initié le Pacte sur les dates de consommation ou encore la plateforme Solidarité Associations, initiative collaborative pour faciliter les dons de produits alimentaires aux associations caritatives, les initiatives vertueuses se multiplient. La création du label Anti Gaspi marque la volonté de valoriser toutes ces initiatives et de les accompagner.

L’enjeu de faire converger les objectifs de réduction du gaspillage alimentaire et de lutte contre la précarité alimentaire a également été souligné. À cet égard, l’articulation des travaux menés dans le cadre du Pacte et du COCOLUPA (Comité national de coordination de la lutte contre le gaspillage alimentaire) lancés en septembre 2020 par les ministres en charge des solidarités, de l’agriculture et du logement, permettra de répondre à ce double défi.


Les dates de consommation sont peu comprises des consommateurs et génèrent du gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

L’ambition du Pacte sur les dates de consommation initié par Too Good to Go est de créer une coalition d’acteurs qui s’engagent à clarifier leur signification, à harmoniser les dates et à travailler ensemble autour de l’ambition commune de réduire le gaspillage alimentaire. Ce pacte comprend plusieurs objectifs, à savoir :

  • 1- Éduquer et sensibiliser ;

  • 2- Clarifier la différence entre DLC et DDM ;

  • 3- Optimiser la valorisation des produits exclus des circuits de vente ;

  • 4- Collaborer pour harmoniser les bonnes pratiques.


Le label anti-gaspi

Le label a été créé par la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC).

Il a pour vocation de valoriser des initiatives vertueuses et d’accompagner les objectifs ambitieux définis par la loi. Il prévoit notamment la validation des référentiels intégrant les plans de contrôles par arrêté ministériel, ou encore la désignation des organismes de certification par la ministre de la Transition écologique.

Ce dispositif permettra d’orienter les choix des consommateurs et de créer une dynamique vertueuse pour les entreprises concernées.

 

La France veut réduire le gaspillage alimentaire de 50% d'ici 2025



Document II.


Gaspillage alimentaire


Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire introduit une série de mesures en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle renforce les dispositions introduites pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

La loi se fixe comme objectif de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d’ici 2025 et de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale d’ici 2030.

La loi renforce les mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire : les grossistes dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 50 millions d’euros sont désormais concernés par les obligations de non-destruction des invendus et de don alimentaire.

La loi renforce également les exigences, le suivi et le contrôle, par les opérateurs, de la qualité du don.

Les sanctions sont renforcées : en cas de destruction d’invendus alimentaires encore consommables, les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre jusqu’à 0,1 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Le montant de l’amende sera proportionné à la gravité des faits constatés (nombre et volume des produits).

La date de durabilité minimale (à consommer de préférence avant le…) pourra être accompagnée d’une mention informant les consommateurs que le produit reste consommable après cette date. Les modalités seront fixées par décret.

L’ambition de la loi est aussi une meilleure gestion des stocks afin de limiter le gaspillage qui en découle : la date limite de consommation, la date de durabilité minimale et le numéro de lot devront être intégrés dans les codifications des produits. Cela permettra un meilleur traitement informatique des stocks. La mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

La loi prévoit la création d’un label national « anti-gaspillage alimentaire » pour valoriser les initiatives.



Questions:


  1. Quel est le thème commun aux documents?


  1. Repérez et reformulez les idées principales des documents.


  1. Dégagez la problématique.


  1. Organisez votre plan.


  1. Rédigez votre synthèse (200-240 mots).

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